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Châteaux, Quimper

Château de Lanroz

Château de Lanroz ou de Lanrose (Quimper)

Commune
Quimper
Type
Châteaux
Époque
XXe siècle
Protection
Non protégée
Architecte, auteur
Chaussepied Charles(architecte)
Statut juridique (Inventaire)
Propriété privée
Matériaux
pierre, maçonnerie, ardoise
Rivage
0,1 km
Aujourd’hui
Chambres d'hôtes

L’essentiel

Château de Lanroz est un château du XXe siècle à Quimper. Matériaux relevés : pierre, maçonnerie, ardoise. Le domaine comprend parc. Propriété privée. À 0,1 km du rivage à vol d’oiseau, 5,1 km de la gare de Quimper et 5,3 km de l’aéroport de Quimper-Cornouaille. Étudié par l’Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne (Inventaire des châteaux du 19e siècle en Bretagne ; Inventaire des châteaux maisons de maître et maisons d'architecte de Quimper, 2004,). Aujourd’hui : chambres d'hôtes.

Histoire

Edifice vraisemblablement construit au début du 20e siècle.L'historique a été complété par des recherches approfondies en 2015 par Jeanne Guéguen.Bien que la construction actuelle date de 1905, il existait auparavant un manoir bâti en 1640 probablement par la famille d’Acigné. A la fin du XVIème siècle, les terres appartiennent à la famille de Keraldanet qui se fond par la suite dans la famille d’Acigné. En 1684, le manoir est acheté par Madame de Sévigné, l’illustre épistolière. Madame de Sévigné qui occupait une place hautement importante dans la société du XVIIème siècle, a épousé Henri de Sévigné parent du cardinal de Retz. Ses lettres à sa fille, Françoise-Marguerite, écrites dans un style libre et inventif sont de précieux témoignages de la société et de la cour de Louis XIV. Cependant, Madame de Sévigné n’a jamais séjourné à Lanroz. La famille de Sévigné était également propriétaire à la même époque de Lestremeur en Plomelin ainsi que d’autres terres en Bretagne. En 1725, Lanroz passe aux mains de la famille Le Plestre de Châteaugiron. Eugène le Bastard de Kerguiffenec, maire d’Ergué-Armel dans le courant du XIXème siècle était propriétaire de Lanroz jusqu’en 1894. Le manoir actuel est construit en 1905 par l’architecte Charles Chaussepied pour Léon Guieysse, lieutenant au 2ème régiment du Génie et fils d’Armand Guieysse directeur des constructions navales à Lorient. Les propriétaires actuels, la famille de Brommer a hérité du manoir en 1968.

Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29002807, enquête 2004, rédaction 2004,, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.

Repères chronologiques

Dates relevées dans l’historique officiel et dans les sources citées, dans l’ordre.

  1. 1640Un premier manoir est construit vers 1640, probablement par la famille d'Acigné, sur un site isolé au bord de l'Odet. (Inventaire, Région Bretagne)
  2. 1684En 1684, le manoir est acheté par Madame de Sévigné, l’illustre épistolière.
  3. 1725En 1725, Lanroz passe aux mains de la famille Le Plestre de Châteaugiron.
  4. 1894Eugène le Bastard de Kerguiffenec, maire d’Ergué-Armel dans le courant du XIXème siècle était propriétaire de Lanroz jusqu’en 1894.
  5. 1905Le manoir actuel est construit en 1905 par l’architecte Charles Chaussepied pour Léon Guieysse, lieutenant au 2ème régiment du Génie et fils d’Armand Guieysse directeur des constructions navales à Lorient.
  6. 1929Les dépendances, construites en 1929, constituent la dernière œuvre de Charles Chaussepied. (Inventaire, Région Bretagne)
  7. 1968Les propriétaires actuels, la famille de Brommer a hérité du manoir en 1968.
  8. 2015Edifice vraisemblablement construit au début du 20e siècle.L'historique a été complété par des recherches approfondies en 2015 par Jeanne Guéguen.Bien que la construction actuelle date de 1905, il existait auparavant un manoir bâti en 1640 probablement par la famille d’Acigné.

Architecture

Construit sur un promontoire, le manoir ou château de Lanroz surplombe la rivière de l’Odet. Il est implanté au cœur d’un domaine composé de bois, de prairies et de champs. Un long chemin permet de rejoindre le manoir, l’entrée dans le domaine est symbolisée par la présence de deux piliers. En s’engageant dans le chemin, à droite se dressent les communs construits en 1929, dernière réalisation de la carrière de Charles Chaussepied. Quelques pas plus loin, sur la gauche s’élève, le manoir de Lanroz. Ce chemin se poursuit vers les bords de l’Odet où se dresse sur l’autre rive en Plomelin, le château de Kerdour. Le manoir présente un plan carré avec une tour d’escalier au nord et une aile en retour d’équerre au sud. Il est orienté au sud, et ceux qui remontent l’Odet en bateau peuvent l’apercevoir à travers les arbres. L’ensemble du manoir est enduit, la pierre de taille granit est utilisée pour les éléments de décor ou de couvrement ainsi que pour le soubassement. Ce manoir comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée, un étage et des combles aménagés. Par ailleurs, il est recouvert d’une toiture qui se termine avec une croupe à l’ouest et avec un pignon à chevronnière à l’est. La plupart des baies percées dans les diverses façades du manoir possèdent des jambages harpé avec cavet et sont couvertes d’un linteau en accolade avec cavet. En outre, une corniche à modillons est présente sur tous les murs gouttereaux.Sur la façade nord se trouvent l’entrée principale et deux entrées secondaires. La tour d’escalier à demi hors-œuvre, abrite un escalier tournant en bois qui permet de desservir le premier étage et les combles. L’accès à la tour se fait par une petite porte percée au niveau du soubassement, surmontée d’un linteau monolithe droit reposant sur des coussinets. Deux ouvertures sont percées dans la tour pour éclairer l’escalier tournant. La tour est couronnée d’une corniche et couverte d’une toiture en poivrière. De part et d’autre de la tour, les façades est et ouest se reflètent en miroir. Au rez-de-chaussée et au niveau des combles il y a deux travées, et au premier étage trois travées. A l’est au rez-de-chaussée se trouve une fenêtre à traverse ainsi qu’une large porte d’entrée avec un arc brisé dont la forme est soulignée par la présence d’un bandeau décoratif saillant. A l’ouest, une fenêtre est cachée par de la végétation à proximité de la tour mais sont visibles et accessibles une porte à traverse jumelée avec une fenêtre ; au nord se trouvent l’entrée principale et deux entrées secondaires. La tour d’escalier à demi hors-œuvre, abrite un escalier tournant en bois qui permet de desservir le premier étage et les combles. L’accès à la tour se fait par une petite porte percée au niveau du soubassement, surmontée d’un linteau monolithe droit reposant sur des coussinets. Deux ouvertures sont percées dans la tour pour éclairer l’escalier tournant. La tour est couronnée d’une corniche et couverte d’une toiture en poivrière. De part et d’autre de la tour, les façades est et ouest se reflètent en miroir. Au rez-de-chaussée et au niveau des combles il y a deux travées, et au premier étage trois travées. A l’est au rez-de-chaussée se trouve une fenêtre à traverse ainsi qu’une large porte d’entrée avec un arc brisé dont la forme est soulignée par la présence d’un bandeau décoratif saillant. A l’ouest, une fenêtre est cachée par de la végétation à proximité de la tour mais une porte à traverse jumelées avec une fenêtre à traverse, est visible. L’entrée principale se fait à l’est. Le premier étage est éclairé de chaque côté par deux fenêtres latérales et une petit ouverture centrale. Les combles sont percées de part et d’autre de la tour, de deux lucarnes en pierre de taille granit avec pignon à chevronnière.La façade sud est rythmée par quatre travées. Au niveau du rez-de-chaussée se trouvent, trois fenêtres à traverse et une porte-fenêtre avec imposte à traverses et meneaux. Une des trois fenêtres et la porte-fenêtre éclairent la salle à manger, les repas se prennent donc face à l’Odet. Au premier étage sont présentes quatre fenêtres de moindre hauteur et au dernier étage quatre lucarnes identiques à celles de la façade nord. Le corps de logis principal du bâtiment est flanqué à l’est d’une aile en retour d’équerre. Celle-ci possède un mur pignon à chevronnière couronné d’un fleuron au sud, et deux murs gouttereau à l’est et à l’ouest. Au rez-de-chaussée se trouve un séjour éclairé par deux baies jumelées avec fenêtres à traverse au sud, et d’une fenêtre à l’ouest. Au premier étage, où se situe une pièce carrée identique à celle du rez-de-chaussée, la lumière pénètre par deux baies jumelées d’une hauteur plus réduite au sud ainsi que par une fenêtre à l’est. Le deuxième étage est quant à lui percé d’une unique fenêtre au sud. Sur la façade est, se trouve un mur gouttereau et un mur pignon à chevronnière. Le mur pignon à chevronnière possède une ouverture uniquement au premier et deuxième étage. Par ailleurs, le sommet du mur est flanqué de deux souches de cheminée. Ce mur pignon devait recevoir une aile en retour d’équerre qui n’a pas été construite. La façade ouest est percée d’une fenêtre au rez-de-chaussée.Les dépendances au nombre de trois, édifiées plus tardivement à l’est du manoir, ont été transformées en chambres d’hôtes. Elles sont organisées autour d’une cour centrale dans laquelle on rentre par le sud. A l’est se trouve une dépendance de plan rectangulaire possédant un rez-de-chaussée et un étage. Elle est construite en moellon de granit au rez-de-chaussée et présente au premier étage un pan de bois béton. Se dresse également une seconde dépendance dans le même style que la précédente, de plan carré avec un appentis. Plus au nord est bâtie une troisième dépendance de plan rectangulaire en moellon granit avec une partie en bois et béton.

Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29002807, enquête 2004, rédaction 2004,, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.

Le domaine

Ce que relève l’Inventaire du patrimoine.

Dénomination
château
Parties constituantes
parc
Datation détaillée
1er quart 20e siècle

Vu du ciel

Le même lieu, même cadrage : photographies aériennes des années 1950 et vue actuelle. Le cadrage est centré sur l’emprise relevée par l’Inventaire ou sur la localisation de la notice.

Vue aérienne, années 1950 : Château de Lanroz
IGN, photographies aériennes 1950–1965, licence ouverte
Vue aérienne actuelle : Château de Lanroz
IGN, BD ORTHO, licence ouverte

Le lieu à travers les cartes

Trois siècles de cartographie, même centrage : le repère rouge indique l’emplacement relevé par la notice. Les noms de lieux, chemins et boisements anciens se lisent sur les cartes de Cassini et d’état-major.

Carte de Cassini, vers 1780 : Château de Lanroz
Carte de Cassini, vers 1780. BnF / IGN, licence ouverte.
Carte d’état-major, 1820–1866 : Château de Lanroz
Carte d’état-major, 1820–1866. IGN, licence ouverte.
Carte au 1:50 000, vers 1950 : Château de Lanroz
Carte au 1:50 000, vers 1950. IGN, SCAN 50 historique, licence ouverte.
Parcellaire cadastral sur vue aérienne actuelle : Château de Lanroz
Parcellaire cadastral sur vue aérienne actuelle. IGN / DGFiP, Parcellaire Express et BD ORTHO, licence ouverte.

Pour aller plus loin

Références et notices officielles.

  • Dossier d’Inventaire IA29002807, Région Bretagne
  • HENRY R., Les châteaux et manoirs d'Ergué-Armel et leurs légendes, N.D.
  • 6617.- Rivière de QUIMPER.- Château de Lanrose.- Baie de Kerogan, Collection Villard, Quimper (A.D. Ille-et-Vilaine. Série 6 Fi ; 6 Fi Quimper).
  • ENVIRONS DE QUIMPER - CHATEAU DE LANROZ, (A.D. Ille-et-Vilaine. Série 6 Fi ; 6 Fi Quimper).

Le marché de la commune

Chiffres agrégés de la commune. Ti Kaer ne rapproche jamais une demeure nommée d’un prix de vente.

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207 850 €prix médian d’une maison à Quimper
2 797ventes de maisons, 2021–2025
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Questions

Peut-on visiter le château de Lanroz ?

Le lieu accueille aujourd’hui du public : chambres d'hôtes (Château de Lanroz). Conditions d’accès et dates d’ouverture sur le site de l’établissement.

De quand date le château de Lanroz ?

Les parties les plus anciennes relevées datent du XXe siècle. 1er quart 20e siècle.

Le château de Lanroz est-il protégé ?

Non. La demeure n’est ni inscrite ni classée au titre des monuments historiques d’après les bases consultées ; elle figure à l’Inventaire du patrimoine, qui n’emporte aucune contrainte.

À quelle distance de la mer se trouve le château de Lanroz ?

À 0,1 km du rivage à vol d’oiseau. La gare de Quimper est à 5,1 km et l’aéroport de Quimper-Cornouaille à 5,3 km.

Propriété privée pour la plupart des demeures : elles ne se visitent pas, sauf mention contraire. Aucune adresse n’est publiée.

La valeur d’une demeure ne se calcule pas en ligne.

Un avis de valeur écrit, établi après visite à partir des ventes comparables, remis à vous seul. Aucune diffusion, aucun engagement.

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Sources : Inventaire général du patrimoine culturel ; Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne, Région Bretagne, dossier IA29002807 (patrimoine.bzh), licence ouverte pour les données, textes reproduits sans modification ; distances calculées à partir des limites communales IGN (Admin Express, licence ouverte). Photographies : Wikimedia Commons, selon la licence indiquée en légende. Vues aériennes : IGN, licence ouverte. Marché : valeurs foncières DGFiP, données agrégées. Cartes anciennes et cadastre : IGN, BnF, DGFiP, licence ouverte. Faits complémentaires : sites cités, consultés le 3 novembre 2026. Aucune donnée sur les propriétaires actuels.