Maisons de caractère, Quimperlé
Demeure d'écrivain, Keransquer
Demeure d'écrivain, Keransquer (Quimperlé)
- Commune
- Quimperlé
- Type
- Maisons de caractère
- Époque
- XVIe–XIXe siècles
- Protection
- Non protégée
- Architecte, auteur
- Du Bouyer Louis ?(commanditaire) ; Parementier (entrepreneur de maçonnerie) ; Tarbé des Sablons Clémence(commanditaire) ; Froelicher Joseph-Antoine(architecte) ; Mauguen Pierre(jardinier) ; Barbe Célestin(agent voyer) ; Bühler Denis et Eugène (paysagiste) ; Hersart de La Villemarqué Théodore(commanditaire)
- Statut
- Propriété privée
- Matériaux
- schiste, granite, moellon, pierre de taille, ardoise
- Rivage
- 7,7 km
L’essentiel
Demeure d'écrivain, Keransquer est une maison de caractère des XVIe–XIXe siècles à Quimperlé. Matériaux relevés : schiste, granite, moellon, pierre de taille, ardoise. Le domaine comprend manoir, chapelle, ferme, puits, parc, portail, logement, mur de clôture. Propriété privée. À 7,7 km du rivage à vol d’oiseau, 44,4 km de la gare de Quimper et 49,1 km de l’aéroport de Quimper-Cornouaille. Étudié par l’Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne (Quimperlé, 2003).
L´endroit est intimement lié à la vie et à l´oeuvre de Théodore Hersart de La Villemarqué (1815-1895), l´un des premiers collecteurs de littérature orale en France et auteur du "Barzaz-Breiz", recueil de récits populaires bretons publié en 1839. Même si Keransquer est une des réalisations les plus modestes de l´architecte Joseph-Antoine Froelicher en Bretagne, elle présente tous les éléments caractéristiques prisés dans les milieux aristocratiques parisiens, ligériens et bretons, la monumentalisation de la travée centrale, l´ordonnancement strict des élévations et le recours aux formes néo-classiques ou néo-gothiques. Les fonctions des espaces et les décors intérieurs dénotent des manières de vivre citadines et bourgeoises largement diffusées dans les maisons de campagne à cette époque. Les paysagistes Eugène et Denis Bühler dont les réalisations bretonnes (Le Thabor à Rennes, Kernévez à Saint-Pol-de-Léon et Trohanet à Langolen) sont bien connues, dessinent ici un parc à l´anglaise partiellement conservé dont l´écrin végétal, tout en mettant en valeur l´architecture, réserve une vue panoramique sur la ville de Quimperlé, conforme au souhait du commanditaire très lié à sa ville natale. Comme à Kernévez en Saint-Pol-de-Léon, construit pour la famille de Guébriant en 1849, on fait ici appel à la même équipe de concepteurs, indice d´une démarche identique des commanditaires désireux d´aboutir à une cohérence entre l´architecture et son site.
Histoire
Le manoir, attesté en 1427, appartient en 1540 à Louis du Bouyer. La chapelle, modifiée ultérieurement, semble remonter à cette époque. Le logis date de la première moitié du 16e siècle, notamment la tour d´escalier. L´ensemble a été modifié et agrandi au 17e siècle (partie ouest), puis réparé en 1787, avant d´être déclassé en communs en 1850. Le « nouveau manoir » a été bâti pour l´écrivain Théodore Hersart de La Villemarqué et Clémence Tarbé des Sablons, d´après les plans de l´architecte parisien Joseph-Antoine Froelicher, sous la conduite de Célestin Barbe, agent voyer. Les travaux, achevés en 1852, ont été réalisés par l´entreprise Parementier de Lorient. L´entrée et la grille sont conformes à un projet de Guilloutoux de 1852. A la même époque, Pierre Mauguen, jardinier, met en place des clôtures en bois qui entouraient une partie des terres agricoles. Provenant du Trévoux, un dolmen de l'Age du bronze a été remonté dans le parc. Malmené par un ouragan en 1987, le parc, imaginé par les paysagistes Denis et Eugène Bühler, a été partiellement réalisé lors de la construction de la demeure.
Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29000546, enquête 2001, rédaction 2003, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.
Repères chronologiques
Dates citées dans l’historique, dans l’ordre.
- 1427Le manoir, attesté en 1427, appartient en 1540 à Louis du Bouyer.
- 1787L´ensemble a été modifié et agrandi au 17e siècle (partie ouest), puis réparé en 1787, avant d´être déclassé en communs en 1850.
- 1852Les travaux, achevés en 1852, ont été réalisés par l´entreprise Parementier de Lorient.
- 1987Malmené par un ouragan en 1987, le parc, imaginé par les paysagistes Denis et Eugène Bühler, a été partiellement réalisé lors de la construction de la demeure.
Architecture
Le logis de l´ancien manoir enferme un escalier en vis en pierre et est partiellement couvert d´un toit en pavillon ; la partie ouest compte deux étages carrés. Le puits circulaire est en granite. La nouvelle demeure est construite en moellon enduit, à l´exception du soubassement, des travées centrales, des chaînes d´angle, bandeaux, corniches et encadrements des baies, en pierre de taille de granite.
Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29000546, enquête 2001, rédaction 2003, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.
Le domaine
Ce que relève l’Inventaire du patrimoine.
- Dénomination
- demeure
- Parties constituantes
- manoir, chapelle, ferme, puits, parc, portail, logement, mur de clôture, dolmen
- Typologie
- manoir à tour d'escalier postérieure. Demeure de style néo-gothique. Plan double en profondeur. Composition d'ensemble concertée
- Datation détaillée
- Age du bronze ; 16e siècle ; 17e siècle ; 3e quart 19e siècle
Vu du ciel
Le même lieu, même cadrage : photographies aériennes des années 1950 et vue actuelle. Le cadrage est centré sur l’emprise relevée par l’Inventaire ou sur la localisation de la notice.


Pour aller plus loin
Références et notices officielles.
- Dossier d’Inventaire IA29000546, Région Bretagne
- A.D. Finistère, 3 P 292. Cadastre de 1824 , section B1 dite de Keransquer.
- A.D. Loire-Atlantique, B 2068/2. Aveu de 1540.
- CALVEZ, Nathalie. Les manoirs dans la châtellenie de Quimperlé, d´une réformation à l´autre (1426-1536). Mém. D.E.A. : Hist. : Brest, Université de Bretagne occidentale, centre de Recherches Bretonnes et Celtiques : 1991 [inédit ; dactylographié].
- CAMBRY, Jacques. Voyage dans le Finistère ou l´état de ce département en 1794 et 1795. Edition critique par Dany Guillou-Beuzit. Quimper : Société archéologique du Finistère , 1999.
- p. XI-XII, 400
- INVENTAIRE GENERAL DES MONUMENTS ET DES RICHESSES ARTISTIQUES DE LA FRANCE. Région Bretagne. Quimperlé et son canton. Finistère. Collection Images du Patrimoine n° 217, Rennes, 2002, p. 13, 79
Le marché de la commune
Chiffres agrégés de la commune. Ti Kaer ne rapproche jamais une demeure nommée d’un prix de vente.
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Tous les dossiersQuestions
Peut-on visiter la demeure d'écrivain, Keransquer ?
Non : c’est une propriété privée, qui ne se visite pas sauf ouverture exceptionnelle annoncée par les propriétaires.
De quand date la demeure d'écrivain, Keransquer ?
Les parties les plus anciennes relevées datent du XVIe–XIXe siècles. Age du bronze ; 16e siècle ; 17e siècle ; 3e quart 19e siècle.
La demeure d'écrivain, Keransquer est-elle protégée ?
Non. La demeure n’est ni inscrite ni classée au titre des monuments historiques d’après les bases consultées ; elle figure à l’Inventaire du patrimoine, qui n’emporte aucune contrainte.
À quelle distance de la mer se trouve la demeure d'écrivain, Keransquer ?
À 7,7 km du rivage à vol d’oiseau. La gare de Quimper est à 44,4 km et l’aéroport de Quimper-Cornouaille à 49,1 km.
Propriété privée pour la plupart des demeures : elles ne se visitent pas, sauf mention contraire. Aucune adresse n’est publiée.
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Rejoindre le carnet d’acquéreursSources : Inventaire général du patrimoine culturel ; Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne, Région Bretagne, dossier IA29000546 (patrimoine.bzh), licence ouverte pour les données, textes reproduits sans modification ; distances calculées à partir des limites communales IGN (Admin Express, licence ouverte). Photographies : Wikimedia Commons, selon la licence indiquée en légende. Vues aériennes : IGN, licence ouverte. Marché : valeurs foncières DGFiP, données agrégées. Aucune donnée sur les propriétaires.


