TI KAER

Manoirs, Quimper

Manoir de Kerahmanez

Manoir de Kerahmanez, à Kerfeunteun

Commune
Quimper
Type
Manoirs
Époque
XVIe–XVIIe siècles
Protection
Protégé au titre des monuments historiques
Statut
Propriété privée
Matériaux
grès, moyen appareil, ardoise
Rivage
4,7 km
Manoir de Kerahmanez, Quimper
Photo Moreau.henri, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0, passée en noir et blanc.

L’essentiel

Manoir de Kerahmanez est un manoir des XVIe–XVIIe siècles à Quimper, protégé au titre des monuments historiques. Matériaux relevés : grès, moyen appareil, ardoise. Propriété privée. À 4,7 km du rivage à vol d’oiseau, 3,2 km de la gare de Quimper et 7,6 km de l’aéroport de Quimper-Cornouaille. Étudié par l’Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne (Inventaire des manoirs de Quimper, 2014).

Histoire

Indiqué Kermaner sur la carte IGN, le manoir est également mentionné Keramaner ou Kermanoir ou Kerarmaner (cadastre napoléonien).Mentionné en 1509 comme métairie de Kermaner, le manoir appartient à Jean Le Scanff. En 1520, l'évêque Claude Rohan fait don du droit de bail au seigneurs du Faou, Quenechquivilly, sous réserve d'y sceller les armes des Rohan. Le manoir est modifié à cette période. Pierre de Quenec'hquivily fait construire en 1540 la Chapelle de Ty Mamm Doué (chapelle de Mère-Dieu) qui initialement était comprise dans le domaine de Keramaner avant son achat par la commune de Quimper en 2009.Jehan Furic et sa femme Anne Fily résident à Kermaner à partir de 1551. En 1636, Julien Furic, sieur du Run, avocat à la cour, déclare posséder le manoir appelé Keranmanoir en la paroisse de Cuzon. A la fin du 17e, le manoir devient propriété de la famille Kerléan par mariage avec Anne-Marie-Corentine Furic. En 1766, la terre de Keranmaner est transmise à Yves-Joseph de Kerguélen, seigneur de Trémarec. Elle est vendue par acte du 28 Germinal an IV au sieur Poulain.Lors de l'aveu de 1775, le manoir est décrit ainsi :"une porte cochère au midi sous toiture et voûte de taille soutenant un pavillon quarré fréquenté par un escalier à vis en pierre de taille formé dans l’épaisseur du mur au couchant de ladite porte et aboutissant à une plateforme, deux guérites construites de taille et couverte d'ardoise aux bouts du levant et couchant de la partie supérieure des murs du midi de la cour."

Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29010190, enquête 2014, rédaction 2014, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.

Repères chronologiques

Dates citées dans l’historique, dans l’ordre.

  1. 1509Indiqué Kermaner sur la carte IGN, le manoir est également mentionné Keramaner ou Kermanoir ou Kerarmaner (cadastre napoléonien).Mentionné en 1509 comme métairie de Kermaner, le manoir appartient à Jean Le Scanff.
  2. 1520En 1520, l'évêque Claude Rohan fait don du droit de bail au seigneurs du Faou, Quenechquivilly, sous réserve d'y sceller les armes des Rohan.
  3. 1540Pierre de Quenec'hquivily fait construire en 1540 la Chapelle de Ty Mamm Doué (chapelle de Mère-Dieu) qui initialement était comprise dans le domaine de Keramaner avant son achat par la commune de Quimper en 2009.Jehan Furic et sa femme Anne Fily résident à Kermaner à partir de 1551.
  4. 1636En 1636, Julien Furic, sieur du Run, avocat à la cour, déclare posséder le manoir appelé Keranmanoir en la paroisse de Cuzon.
  5. 1766En 1766, la terre de Keranmaner est transmise à Yves-Joseph de Kerguélen, seigneur de Trémarec.

Architecture

Le manoir de Kermaner est situé en hauteur, en écart du tissu urbain. Il a conservé son logis ses dépendances et certains murs de clôture. Le logis s'élève sur un rez-de-chaussée, un étage et un niveau de combles. Il est maçonné en pierres de taille en grès (pierre de Logonna) et couvert d'ardoise. Originellement ce logis avait pour emprise un plan en demi croix non centré, avec à l'arrière une tour abritant un escalier à vis. Aujourd'hui, cette tour est comprise dans une adjonction s'élevant sur deux niveaux. Sa façade, refaite au XVIIe siècle, est ordonnancée en trois travées. Orientée au sud, elle est percée dans sa travée centrale par l'entrée, matérialisée par une porte tiercée, qui est couverte d'un fronton cintré mouluré en saillie. L'encadrement de cette porte est orné de deux pilastres engagés surmontés de chapiteaux sculptés supportant un linteau mouluré, lui-même supportant le fronton. Les deux fenêtres du rez-de-chaussée sont similaires aux trois autres de l'étage : de forme rectangulaire, elles sont munies d'un chanfrein à angle droit. Le niveau de combles, présentant un surcroît de maçonnerie, est éclairé par trois lucarnes à frontons cintrés, moulurés, et munis chacun de trois pot à feu. Sur le fronton de la lucarne centrale figure un écusson orné. Une corniche moulurée en forme de doucine relie la maçonnerie au toit. Les deux pignons supportent chacun une souche de cheminée. Découverts, leurs chevronnières sont décorées de crossettes sculptées. A l'égout du toit, elles sont terminées par des figures animales, loup ou lion. En face du logis, le puits, à margelle circulaire est maçonné en pierre de taille. Accolé au mur est du logis se dresse un mur de clôture en moellons. A l'ouest du logis, en retour d'équerre, deux bâtiments de ferme dont la fonction n'a pas été déterminée s'élèvent sur un seul niveau. Ils sont couverts respectivement d'ardoise et de tôle ondulée, et maçonnés en pierre de taille et moellons équarris. Le premier bâtiment, le plus au nord, porte sur son pignon nord une souche de cheminée. Le second bâtiment est postérieur au début du XIXe siècle, comme l'atteste le cadastre napoléonien. Il a probablement été construit avec des pierres d'un autre bâtiment. En retour d'équerre par rapport à ces bâtiment, se dresse un autre édifice, maçonné en moellons équarris de granite et couvert d'ardoises. S'élevant sur un niveau au rez-de-chaussée et un niveau de combles, sa façade sud est percée d'une porte au centre, flanquée de deux fenêtres, ainsi que de trois petites lucarnes carrées. Chaque pignon, découvert, supporte une souche de cheminée. Sur le pignon est de cet édifice s'appuie le portail d'entrée. Celui-ci est couvert par un arc en plein cintre dont le voussoir comporte une série de moulures, qui retombe sur deux pilastres engagés, dotés de bases et de chapiteaux sculptés. Au dessus de cet arc une accolade ornée de crossettes feuillagées est sculptée, sa partie haute a été détruite. Cette accolade retombe sur deux pinacles sculptés. Les bases de ceux-ci sont flanquées de deux figures sculptées représentant un lion. A l'est de ce portail se trouvent les ruines d'un mur de clôture. L'intérieur : salle en rez-de-chaussée avec port renaissance surmontée d'un cartouche ovale armoirié des croix héraldiques de la famille Furic. L'escalier en vis en granite est composé de marches monolithes moulurées, intégré dans une tour carrée. Cheminées des 15e et 16e siècle.A l'est de cet ensemble bâti se trouve une parcelle rectangulaire ceinte de murs de clôture. Seuls le mur sud et une portion du mur est sont conservés. Le puits : margelle décorée d'un cartouche ovale armoirié.

Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29010190, enquête 2014, rédaction 2014, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.

Le domaine

Ce que relève l’Inventaire du patrimoine.

Dénomination
manoir
Appellations
Keramaner, Kermanoir
Datation détaillée
2e quart 15e siècle ; milieu 16e siècle

Protection

Protégé au titre des monuments historiques.

Éléments protégés : Le manoir en totalité, situé 76 voie romaine, les façades et toitures des bâtiments de communs encadrant la cour, le sol d'assiette des parcelles 26 et 88, les murs de clôture du verger et de l'ensemble de la propriété, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. ZN 26, 88):inscription par arrêté du 26 décembre 2016

L’inscription soumet les travaux sur les parties protégées à une déclaration préalable et à l’avis de l’architecte des Bâtiments de France ; les abords, dans un rayon de 500 mètres ou selon un périmètre délimité, sont également encadrés. En contrepartie, les travaux de restauration peuvent être subventionnés et bénéficient d’un régime fiscal particulier.

Vendre une demeure inscrite ou classée : ce qu’il faut savoir

Vu du ciel

Le même lieu, même cadrage : photographies aériennes des années 1950 et vue actuelle. Le cadrage est centré sur l’emprise relevée par l’Inventaire ou sur la localisation de la notice.

Vue aérienne, années 1950 : Manoir de Kerahmanez
IGN, photographies aériennes 1950–1965, licence ouverte
Vue aérienne actuelle : Manoir de Kerahmanez
IGN, BD ORTHO, licence ouverte

Pour aller plus loin

Références et notices officielles.

Le marché de la commune

Chiffres agrégés de la commune. Ti Kaer ne rapproche jamais une demeure nommée d’un prix de vente.

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Questions

Peut-on visiter le manoir de Kerahmanez ?

Non : c’est une propriété privée, qui ne se visite pas sauf ouverture exceptionnelle annoncée par les propriétaires.

De quand date le manoir de Kerahmanez ?

Les parties les plus anciennes relevées datent du XVIe–XVIIe siècles. 2e quart 15e siècle ; milieu 16e siècle.

Le manoir de Kerahmanez est-il protégé ?

Protégé au titre des monuments historiques. Le manoir en totalité, situé 76 voie romaine, les façades et toitures des bâtiments de communs encadrant la cour, le sol d'assiette des parcelles 26 et 88, les murs de clôture du verger et de l'ensemble de la propriété, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. ZN 26, 88):inscription par arrêté du 26 décembre 2016.

À quelle distance de la mer se trouve le manoir de Kerahmanez ?

À 4,7 km du rivage à vol d’oiseau. La gare de Quimper est à 3,2 km et l’aéroport de Quimper-Cornouaille à 7,6 km.

Propriété privée pour la plupart des demeures : elles ne se visitent pas, sauf mention contraire. Aucune adresse n’est publiée.

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Sources : base Mérimée, notice PA00090335, ministère de la Culture, licence ouverte ; Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne, Région Bretagne, dossier IA29010190 (patrimoine.bzh), licence ouverte pour les données, textes reproduits sans modification ; Wikidata Q22926296 ; distances calculées à partir des limites communales IGN (Admin Express, licence ouverte). Photographies : Wikimedia Commons, selon la licence indiquée en légende. Vues aériennes : IGN, licence ouverte. Marché : valeurs foncières DGFiP, données agrégées. Aucune donnée sur les propriétaires.