Manoirs, Quimper
Manoir de Kernisy
Manoir de Kernisy(Quimper)
- Commune
- Quimper
- Type
- Manoirs
- Époque
- XVIe siècle
- Protection
- Non protégée
- Statut juridique (Inventaire)
- Propriété d'une association cultuelle
- Matériaux
- granite, moyen appareil, ardoise
- Rivage
- 1,5 km
L’essentiel
Manoir de Kernisy est un manoir du XVIe siècle à Quimper. Matériaux relevés : granite, moyen appareil, ardoise. Propriété d'une association cultuelle. À 1,5 km du rivage à vol d’oiseau, 1,6 km de la gare de Quimper et 4,7 km de l’aéroport de Quimper-Cornouaille. Étudié par l’Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne (Inventaire des manoirs de Quimper, 2014).
Histoire
Possédé à la fin du XVIe siècle par Guillaume Le Baud, Sénéchal de Penhars, le manoir appartient en 1678 à François de Kerguern, puis passe aux main de la famille Haffont de Lestrédiagat. En 1776, par contrat d'acquêt, il est vendu pour 34 360 livres à Jean de Rospiec. Les Rospiec fuient en 1792, leurs biens sont confisqués. Le manoir de Kernisy devient une maison d'arrêt, pour femmes, dites "suspectes" dans un premier temps, puis pour homme en raison du manque de place dans les autres prisons. Le 29 novembre 1793, vingt-quatre femmes y étaient détenues, d'origine aristocratique ou roturière, sous prétexte qu'elles étaient parentes d'émigré, de fanatique, d'aristocrate, etc. Le 6 février 1794, des hommes furent emprisonnés à Kernisy, en raison de l'encombrement des autres prisons de la ville. Le 18 juin 1974, le manoir est vendu à Bernard Auguste Gelin comme bien national. Les derniers détenus ont été transférés au collège. Etienne Détaille, Ingénieur des Ponts et chaussées. Les dépendances du manoir par la famille Le Bescond Coatpont aux Religieuses de l'Oeuvre de la Miséricorde le 24 septembre 1857. L'établissement a vocation de réinsérer les jeunes filles en difficulté. Actuellement, le manoir et ses extensions sont réhabilités en maison de retraite, l'établissement est toujours tenu par les Religieuses de l'Oeuvre de la Miséricorde. La chapelle de la Miséricorde a été construite à proximité du manoir en 1866.
Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29010192, enquête 2014, rédaction 2014, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.
Repères chronologiques
Dates relevées dans l’historique officiel et dans les sources citées, dans l’ordre.
- 1678Possédé à la fin du XVIe siècle par Guillaume Le Baud, Sénéchal de Penhars, le manoir appartient en 1678 à François de Kerguern, puis passe aux main de la famille Haffont de Lestrédiagat.
- 1776En 1776, par contrat d'acquêt, il est vendu pour 34 360 livres à Jean de Rospiec.
- 1792Les Rospiec fuient en 1792, leurs biens sont confisqués.
- 1793Le 29 novembre 1793, vingt-quatre femmes y étaient détenues, d'origine aristocratique ou roturière, sous prétexte qu'elles étaient parentes d'émigré, de fanatique, d'aristocrate, etc.
- 1794Le 6 février 1794, des hommes furent emprisonnés à Kernisy, en raison de l'encombrement des autres prisons de la ville.
- 1857Les dépendances du manoir par la famille Le Bescond Coatpont aux Religieuses de l'Oeuvre de la Miséricorde le 24 septembre 1857.
- 1866La chapelle de la Miséricorde a été construite à proximité du manoir en 1866.
- 1974Le 18 juin 1974, le manoir est vendu à Bernard Auguste Gelin comme bien national.
Architecture
Le manoir de Kernisy, aujourd'hui inclus dans le tissu urbain de Penhars, a été réhabilité en maison de retraite. Il reste du manoir deux ailes, en retour d'équerre, une du XVe siècle et une du XVIIIe siècle. Le corps principal de bâtiment est maçonné en pierre de taille et s'élève sur trois niveaux : un rez-de-chaussée, un étage et un niveau de combles. Cet édifice a été construit au XVe siècle et remanié au XVIIe siècle, nous offrant une façade ordonnancée. Elle est rythmée par cinq travées. La travée centrale comporte d'entrée principale, couverte par un arc en anse de panier dont la voussure présente une série de moulures, se poursuivant et se terminant en piédroits sculptés. Cette entrée est de plus ornée par une archivolte, prenant la forme d'un arc en talon ornementé de crossettes feuillagées, encadrée par deux pinacles sculptés, reposant sur deux colonnes à bases et à chapiteaux simples. La naissance des pinacles est ornée de deux figures animales, des lions ou des loups, tenant dans leurs membres postérieurs une tête humaine. A gauche de la porte se trouvent deux ouvertures, simples, munies d'un chanfrein à angle droit. La baie à l'extrémité ouest de la façade a été transformée en porte. La partie est de la façade est percée par une baie à demi croisée comportant pour décor un simple chanfrein à angle droit sur son encadrement, ainsi que deux autres baies, plus larges, dont les linteaux comportent une série des moulures. Elles sont chanfreinées de la même manière que les baies précédentes. A l'étage, cinq baies semblables sont alignées avec celles du rez-de-chaussée. Au niveau des combles, une maçonnerie de moellons marque le niveau de combles à surcroît. Ce niveau est éclairé par cinq lucarnes à fronton, alternant frontons cintrés et frontons triangulaires. Le lien entre la façade en pierre de taille et le surcroît maçonné en moellons est également marqué par une corniche à moulure convexe, supportant une gouttière. A l'intérieur, des éléments caractéristiques sont encore présents, notamment la salle avec une cheminée monumentale, et la cage de l'escalier en vis, qui est demi hors œuvre. A l'arrière de ce bâtiment se trouve une adjonction contemporaine, réalisée pour la réhabilitation de l'édifice en maison de retraite. En retour d'équerre du côté ouest du bâtiment apparaît une aile édifiée au XVIIIe siècle. Maçonné en pierre de taille, cet édifice est également ordonnancé en travées, et s'élève sur trois niveaux, du rez-de-chaussée aux combles. Il est divisé en plusieurs volumes, dont le premier de deux travées est surmonté d'une lucarne à fronton cintré. Un deuxième volume, comprenant quatre travées et marqué par deux arcades au rez-de-chaussée, est surmonté d'une lucarne à fronton triangulaire dont les piédroits se terminent en ailerons sculptés. Sur cette section se trouve un blason non identifié. Le bâtiment se poursuit sur plusieurs travées, surmontées de deux lucarnes à fronton. A l'extrémité sud de cette aile a été ajouté un pavillon. A l'est de cet ensemble s'élève une chapelle, construite dans le dernier quart du XIXe siècle. L'entrée du manoir est matérialisée par un portail d'entrée, constituée d'une porte cochère du XVIIIe siècle, en pierre de taille et traité en bossage. Le portail est couvert par un arc en plein cintre dont la clé, pendante, est sculptée. Le portail est flanqué de deux pilastres semi engagés traités en bossage, soutenant un fronton triangulaire. Le tout est flanqué, de part et d'autre de deux autre pilastres engagés plus modeste, comportant des chapiteaux moulures, sur lesquels viennent s'appuyer deux consoles sculptés.
Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29010192, enquête 2014, rédaction 2014, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.
Le domaine
Ce que relève l’Inventaire du patrimoine.
- Dénomination
- manoir
- Datation détaillée
- 2e moitié 16e siècle
Vu du ciel
Le même lieu, même cadrage : photographies aériennes des années 1950 et vue actuelle. Le cadrage est centré sur l’emprise relevée par l’Inventaire ou sur la localisation de la notice.


Le lieu à travers les cartes
Trois siècles de cartographie, même centrage : le repère rouge indique l’emplacement relevé par la notice. Les noms de lieux, chemins et boisements anciens se lisent sur les cartes de Cassini et d’état-major.




Pour aller plus loin
Références et notices officielles.
- Dossier d’Inventaire IA29010192, Région Bretagne
- BRU A., Thérèse Rondeau, fondatrice de la congrégation Notre Dame de la Miséricorde de Laval, Siloë, Laval, 1984.
- LE GUENNEC L., Histoire de Quimper Corentin et son canton, Le Finistère monumental, Tome III, Les amis de Louis Le Guennec, Quimper, 1984
- HENRY R., "Les Manoirs de Penhars... Le Manoir de Kernisy", dans Pays de Quimper en Cornouailles n° 5, Quimper, Décembre 1993.
Autour de la demeure
Ventes de maisons 2021–2025 dans un rayon autour du point de la notice (valeurs foncières DGFiP, maisons seules, surface connue). Ces chiffres décrivent le voisinage, jamais la demeure elle-même.
| Ventes | Prix médian | €/m² médian | Surface médiane | |
|---|---|---|---|---|
| À moins de 1 km | 412 | 236 736 € | 2 494 € | 97 m² |
| À moins de 3 km | 2 002 | 206 533 € | 2 217 € | 95 m² |
Le marché de la commune
Chiffres agrégés de la commune. Ti Kaer ne rapproche jamais une demeure nommée d’un prix de vente.
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Tous les dossiersQuestions
Peut-on visiter le manoir de Kernisy ?
Le statut relevé n’est pas celui d’une propriété privée ; renseignez-vous auprès de la commune ou de l’établissement qui l’occupe avant tout déplacement.
De quand date le manoir de Kernisy ?
Les parties les plus anciennes relevées datent du XVIe siècle. 2e moitié 16e siècle.
Le manoir de Kernisy est-il protégé ?
Non. La demeure n’est ni inscrite ni classée au titre des monuments historiques d’après les bases consultées ; elle figure à l’Inventaire du patrimoine, qui n’emporte aucune contrainte.
À quelle distance de la mer se trouve le manoir de Kernisy ?
À 1,5 km du rivage à vol d’oiseau. La gare de Quimper est à 1,6 km et l’aéroport de Quimper-Cornouaille à 4,7 km.
Propriété privée pour la plupart des demeures : elles ne se visitent pas, sauf mention contraire. Aucune adresse n’est publiée.
La valeur d’une demeure ne se calcule pas en ligne.
Un avis de valeur écrit, établi après visite à partir des ventes comparables, remis à vous seul. Aucune diffusion, aucun engagement.
Demander un avis de valeurLes demeures, avant leur publication.
Le carnet d’acquéreurs reçoit, selon votre recherche, les biens confiés avant leur mise en ligne. En français ou en anglais.
Rejoindre le carnet d’acquéreursSources : Inventaire général du patrimoine culturel ; Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne, Région Bretagne, dossier IA29010192 (patrimoine.bzh), licence ouverte pour les données, textes reproduits sans modification ; distances calculées à partir des limites communales IGN (Admin Express, licence ouverte). Photographies : Wikimedia Commons, selon la licence indiquée en légende. Vues aériennes : IGN, licence ouverte. Marché : valeurs foncières DGFiP, données agrégées. Cartes anciennes et cadastre : IGN, BnF, DGFiP, licence ouverte. Faits complémentaires : sites cités, consultés le 3 novembre 2026. Aucune donnée sur les propriétaires actuels.


