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Châteaux, Quimperlé

Château de Comorre

Château, Carnoët (Quimperlé)

Commune
Quimperlé
Type
Châteaux
Époque
XIe–XIIIe siècles
Protection
Non protégée
Architecte, auteur
Bretagne Jean II de? (commanditaire) ; Champagne Blanche de ?(commanditaire) ; Bretagne Jean I de? (commanditaire)
Statut
Propriété de l'État
Rivage
4,5 km

L’essentiel

Château de Comorre est un château des XIe–XIIIe siècles à Quimperlé. Le domaine comprend enceinte, fossé, moulin. Propriété de l'État. À 4,5 km du rivage à vol d’oiseau, 44,8 km de la gare de Quimper et 49,3 km de l’aéroport de Quimper-Cornouaille. Étudié par l’Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne (Quimperlé, 2003).

Carnoët faisait partie d´une série de résidences dont les ducs de Bretagne sont, entre le 13e et le 15e siècle, les maîtres de l´ouvrage. Même les rares éléments parvenus jusqu´à nous autorisent à envisager l´existence d´un édifice vaste et luxueux situé au centre d'un territoire de chasse et profitant d'un accès maritime aisé ; la qualité des pavements mis à jour (voir Carnoët : demeure de notable dite la maison du Passage) et les colonnes dont les chapiteaux portent les caractéristiques du style angevin, en sont des indices précieux. Des chapiteaux semblables, contemporains et vraisemblablement issus du même atelier, subsistent à Saint-Maurice (Clohars-Carnoët), à quelques kilomètres au sud, ainsi qu´à l´abbaye de Langonnet (Morbihan), située à une trentaine de kilomètres au nord de Quimperlé. L´étude et le relevé des vestiges archéologiques encore en place permettraient sans doute de compléter les connaissances de ce site important.

Histoire

L´existence d´un édifice fortifié et de douves remonte au 11e siècle. Le "vieux château" de Carnoët est mentionné au début 13e siècle dans le cartulaire de Quimperlé. Entre 1250 et 1290, construction, sur les vestiges ou à côté de l´ancienne fortification, d´une résidence probablement commencée pour Jean 1er, duc de Bretagne et Blanche de Champagne, également fondateurs de l´abbaye de dominicains de Quimperlé. Création d´un parc avec clôture destiné à la chasse, à l´élevage et à l´exploitation forestière. Une meule conservée provient vraisemblablement d´un moulin à eau disparu. Carnoët, à la fois siège d´une châtellenie importante et résidence ducale, sert temporairement de lieu de réunion de la chambre des comptes du duché. De cette résidence subsistent des substructions et des vestiges d´élévations maçonnées envahies par la végétation. Le logis seigneurial, peut-être terminé pour le duc Jean II, abritait une « aula », grande salle à colonnes dont deux ont été remontées à la fin du 19e siècle, l´une dans le jardin de la propriété voisine, l´autre dans la forêt, au croisement des routes (actuellement déposée). Ces vestiges indiquent l´importance de cette salle de la seconde moitié du 13e siècle vraisemblablement voûtée. A cette époque remontent également les vestiges d´un pavement en terre cuite vernissée dont l´origine, vraisemblablement les environs d´Angers, n´est pas encore clairement établie. A la fin 14e siècle, suite à la guerre de succession de Bretagne, le château est démantelé, tombe en ruine et sert de carrière. Les bâtiments figurent, d´une manière schématique, sur le plan de la forêt royale de Carnoët de 1731 alors que le cadastre de 1825 est muet. Une description de 1843 fait allusion à des éléments aujourd´hui disparus (ferronnerie décorée). C'est lors de fouilles menées sur le site entre 1873 et 1894 que plusieurs fragments de carreaux en terre cuite vernissée ont été mis à jour. L´emprise du château se situe, pour l'essentiel, dans la forêt domaniale, mais aussi dans la propriété privée voisine où d'autres fragments de carreaux ont, de nouveau, été mis à jour entre 2000 et 2003.

Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29000561, enquête 2001, rédaction 2003, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.

Repères chronologiques

Dates citées dans l’historique, dans l’ordre.

  1. 1250Entre 1250 et 1290, construction, sur les vestiges ou à côté de l´ancienne fortification, d´une résidence probablement commencée pour Jean 1er, duc de Bretagne et Blanche de Champagne, également fondateurs de l´abbaye de dominicains de Quimperlé.
  2. 1731Les bâtiments figurent, d´une manière schématique, sur le plan de la forêt royale de Carnoët de 1731 alors que le cadastre de 1825 est muet.
  3. 1843Une description de 1843 fait allusion à des éléments aujourd´hui disparus (ferronnerie décorée).
  4. 1873C'est lors de fouilles menées sur le site entre 1873 et 1894 que plusieurs fragments de carreaux en terre cuite vernissée ont été mis à jour.
  5. 2000L´emprise du château se situe, pour l'essentiel, dans la forêt domaniale, mais aussi dans la propriété privée voisine où d'autres fragments de carreaux ont, de nouveau, été mis à jour entre 2000 et 2003.

Architecture

Les vestiges décrits par Peyron et Abgrall en 1906 (voir annexe), bien que dégradés, sont encore en partie identifiables.

Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29000561, enquête 2001, rédaction 2003, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.

Le domaine

Ce que relève l’Inventaire du patrimoine.

Dénomination
château
Appellations
château de Comorre
Parties constituantes
enceinte, fossé, moulin
Datation détaillée
11e siècle ; 2e moitié 13e siècle

Vu du ciel

Le même lieu, même cadrage : photographies aériennes des années 1950 et vue actuelle. Le cadrage est centré sur l’emprise relevée par l’Inventaire ou sur la localisation de la notice.

Vue aérienne, années 1950 : Château de Comorre
IGN, photographies aériennes 1950–1965, licence ouverte
Vue aérienne actuelle : Château de Comorre
IGN, BD ORTHO, licence ouverte

Pour aller plus loin

Références et notices officielles.

  • Dossier d’Inventaire IA29000561, Région Bretagne
  • A.N. Finistère, N IV. Plan géométrique de la forêt royale de Carnoët, par Jean-Baptiste Robert, géomètre, 1731.
  • A.D. Finistère, 3 P 292. Cadastre de 1824 section D dite de la forêt.
  • A.D. Finistère, 1 Fi. Cartes postales.
  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. 1ère édition 1778-1780. Nouvelle édition, revue et augmentée par MM. A. Marteville, et P. Varin, avec la collaboration principale de MM. De Blois, Ducrest de Villeneuve, Guépin de Nantes et Lehuérou. Rennes, 1843, p. 837
  • AUDRAN, J.-F. La rive droite de la Laïta. Excursion archéologique de Quimperlé au Pouldu. Dans : Bulletin de la société archéologique du Finistère, t. I, 1873-1874, p. 63-71
  • PEYRON, P., ABGRALL, J.-M. Notices sur les paroisses de l´évêché de Quimper et de Léon. Dans : Bulletin diocésain d´histoire et d´archéologie, t. 2, 1906, p. 237-238

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Questions

Peut-on visiter le château de Comorre ?

Le statut relevé n’est pas celui d’une propriété privée ; renseignez-vous auprès de la commune ou de l’établissement qui l’occupe avant tout déplacement.

De quand date le château de Comorre ?

Les parties les plus anciennes relevées datent du XIe–XIIIe siècles. 11e siècle ; 2e moitié 13e siècle.

Le château de Comorre est-il protégé ?

Non. La demeure n’est ni inscrite ni classée au titre des monuments historiques d’après les bases consultées ; elle figure à l’Inventaire du patrimoine, qui n’emporte aucune contrainte.

À quelle distance de la mer se trouve le château de Comorre ?

À 4,5 km du rivage à vol d’oiseau. La gare de Quimper est à 44,8 km et l’aéroport de Quimper-Cornouaille à 49,3 km.

Propriété privée pour la plupart des demeures : elles ne se visitent pas, sauf mention contraire. Aucune adresse n’est publiée.

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Sources : Inventaire général du patrimoine culturel ; Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne, Région Bretagne, dossier IA29000561 (patrimoine.bzh), licence ouverte pour les données, textes reproduits sans modification ; distances calculées à partir des limites communales IGN (Admin Express, licence ouverte). Photographies : Wikimedia Commons, selon la licence indiquée en légende. Vues aériennes : IGN, licence ouverte. Marché : valeurs foncières DGFiP, données agrégées. Aucune donnée sur les propriétaires.