TI KAER

Maisons de caractère, Quimperlé

Hôtel Lohéac

Hôtel particulier(Quimperlé)

Commune
Quimperlé
Type
Maisons de caractère
Époque
XVIe–XIXe siècles
Protection
Non protégée
Architecte, auteur
Lalau-Dézautté? (commanditaire) ; Lohéac Maurice?(commanditaire)
Statut juridique (Inventaire)
Propriété privée
Matériaux
granite, calcaire, ciment, moellon, ardoise
Rivage
8,5 km

L’essentiel

Hôtel Lohéac est une maison de caractère des XVIe–XIXe siècles à Quimperlé. Matériaux relevés : granite, calcaire, ciment, moellon, ardoise. Le domaine comprend cour, puits, jardin, écurie. Propriété privée. À 8,5 km du rivage à vol d’oiseau, 43,0 km de la gare de Quimper et 47,8 km de l’aéroport de Quimper-Cornouaille. Étudié par l’Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne (Quimperlé, 2003).

Bien que remanié à plusieurs reprises, l´édifice est représentatif de l´évolution d´un certain nombre de demeures urbaines construites à Quimperlé entre le 16e et le 18e siècle. La partie la plus ancienne décline des volumes et des éléments propres aux manoirs de l´époque (plan en équerre, escalier monumental en vis en pierre, salles superposées), avec un aménagement intérieur exceptionnel qui associe un évier et une armoire murale dont la fonction d´apparat n´est pas à exclure, en référence aux crédences des grands manoirs ou châteaux destinées à recevoir des objets domestiques de valeur. Un tel dispositif, unique à Quimperlé, existe au manoir de Coatcanton à Rosporden. La reconstruction d´un corps de logis sur rue, sans modifications notables des parties plus anciennes donnant sur la cour et le jardin, est, au 18e siècle, un phénomène récurrent à Quimperlé. La nouvelle façade, austère, se compare à celles d´autres maisons de la rue Brémond d´Ars (N° 2, N° 21), également empreintes du style des architectes-ingénieurs qui, actifs à Lorient dans la seconde moitié du 18e siècle, interviennent également à Quimperlé, à l´instar de Gervais Guillois et Louis de Saint-Pierre. Seules trois fenêtres du 2e étage conservent leurs garde-corps en ferronnerie d'origine. Dans l´architecture civile, le recours au calcaire, matériau de construction importé et acheminé par bateau, trouve ici une de ses utilisations les plus anciennes connues.

Histoire

On distingue trois principales périodes de construction. Du logis initial, sans doute élevé au début du 16e siècle, subsiste le corps allongé en profondeur avec escalier, baies, cheminée, évier et armoire murale ; l´élévation sur rue était probablement en pan de bois. Entre 1555 et la fin du 17e siècle, la maison appartient à la famille de Lohéac. Leurs armoiries, remployées, figurent sur une cheminée du rez-de-chaussée ; ils font probablement bâtir en 1652 le petit corps de bâtiment à l´ouest donnant sur un jardin d'agrément qui borde la rivière de l´Isole. Le corps de logis est à deux étages, sur rue, a probablement été construit vers 1765, sur l´emplacement d´une partie du bâtiment du 16e siècle, pour Jean-René Lalau-Dézautté, procureur de la sénéchaussée de Quimperlé. La porte d´entrée a été bouchée tardivement. Le corps de passage latéral en appentis qui semble figurer sur le cadastre de 1824, a été refait dans la seconde moitié du 19e siècle. Des écuries entre cour et jardin et une petite serre ont été rajoutées à la fin du 19e siècle.

Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29000510, enquête 2001, rédaction 2003, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.

Repères chronologiques

Dates relevées dans l’historique officiel et dans les sources citées, dans l’ordre.

  1. 1555Entre 1555 et la fin du 17e siècle, la maison appartient à la famille de Lohéac.
  2. 1652Leurs armoiries, remployées, figurent sur une cheminée du rez-de-chaussée ; ils font probablement bâtir en 1652 le petit corps de bâtiment à l´ouest donnant sur un jardin d'agrément qui borde la rivière de l´Isole.
  3. 1765Le corps de logis est à deux étages, sur rue, a probablement été construit vers 1765, sur l´emplacement d´une partie du bâtiment du 16e siècle, pour Jean-René Lalau-Dézautté, procureur de la sénéchaussée de Quimperlé.
  4. 1824Le corps de passage latéral en appentis qui semble figurer sur le cadastre de 1824, a été refait dans la seconde moitié du 19e siècle.

Architecture

Maçonnerie en moellon couvert d'enduit (aile postérieure), en moellon avec chaînes d´angle, bandeaux et corniche saillants en granite pour l'élévation sur rue dont l'enduit en ciment imite la pierre de taille. Elévation sur rue ordonnancée à trois travées. Ouvertures en granite et en calcaire pour certaines baies des 16e et 17e siècles, en granite pour les autres. Armoire murale et évier en calcaire. Escalier en vis en granite, sauf la partie comprise entre le second niveau et les combles, en bois. Aile postérieure couverte d´un toit à deux pans, corps de bâtiment sur rue couvert d´un toit à croupe. Sous-sol à usage de cave sous la majeure partie du bâtiment. La venelle située au nord servait probablement d´accès latéral secondaire et permettait l´éclairage indirect de la salle.

Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29000510, enquête 2001, rédaction 2003, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.

Le domaine

Ce que relève l’Inventaire du patrimoine.

Dénomination
hôtel
Appellations
Lohéac (ou Lalau-Dézautté)
Parties constituantes
cour, puits, jardin, écurie
Destinations successives
immeuble de bureaux, logement
Typologie
maison en front de parcelle. Logis à mur gouttereau sur rue/en largeur. Plan en équerre. Entrée latérale. Tour d'escalier latérale. Cheminée sur gouttereau. A double orientation. Style des ingénieurs. Pièces en enfilade. Armoire murale. Evier
Datation détaillée
1er quart 16e siècle ; 3e quart 18e siècle

Vu du ciel

Le même lieu, même cadrage : photographies aériennes des années 1950 et vue actuelle. Le cadrage est centré sur l’emprise relevée par l’Inventaire ou sur la localisation de la notice.

Vue aérienne, années 1950 : Hôtel Lohéac
IGN, photographies aériennes 1950–1965, licence ouverte
Vue aérienne actuelle : Hôtel Lohéac
IGN, BD ORTHO, licence ouverte

Le lieu à travers les cartes

Trois siècles de cartographie, même centrage : le repère rouge indique l’emplacement relevé par la notice. Les noms de lieux, chemins et boisements anciens se lisent sur les cartes de Cassini et d’état-major.

Carte de Cassini, vers 1780 : Hôtel Lohéac
Carte de Cassini, vers 1780. BnF / IGN, licence ouverte.
Carte d’état-major, 1820–1866 : Hôtel Lohéac
Carte d’état-major, 1820–1866. IGN, licence ouverte.
Carte au 1:50 000, vers 1950 : Hôtel Lohéac
Carte au 1:50 000, vers 1950. IGN, SCAN 50 historique, licence ouverte.
Parcellaire cadastral sur vue aérienne actuelle : Hôtel Lohéac
Parcellaire cadastral sur vue aérienne actuelle. IGN / DGFiP, Parcellaire Express et BD ORTHO, licence ouverte.

Pour aller plus loin

Références et notices officielles.

  • Dossier d’Inventaire IA29000510, Région Bretagne
  • A.D. Finistère, 3 P 292. Quimperlé cadastre de 1824, section F.
  • Charenton-le-Pont : Flohic Editions, 1998 (Collection Le Patrimoine des Communes de France), p. 1356
  • Prestige d´une cité bretonne. Quimperlé. Les rues du Château et du Gorréquer. Ouvrage collectif : Société d´histoire du pays de Kemperlé, Bannalec, 1990, p. 181, 442-443, 516

Autour de la demeure

Ventes de maisons 2021–2025 dans un rayon autour du point de la notice (valeurs foncières DGFiP, maisons seules, surface connue). Ces chiffres décrivent le voisinage, jamais la demeure elle-même.

VentesPrix médian€/m² médianSurface médiane
À moins de 1 km318180 000 €1 987 €93 m²
À moins de 3 km705195 000 €2 056 €97 m²

Le marché de la commune

Chiffres agrégés de la commune. Ti Kaer ne rapproche jamais une demeure nommée d’un prix de vente.

Toutes les ventes à Quimperlé

190 000 €prix médian d’une maison à Quimperlé
650ventes de maisons, 2021–2025
12ventes à 500 000 € et plus

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Questions

Peut-on visiter l’hôtel Lohéac ?

Non : c’est une propriété privée, qui ne se visite pas sauf ouverture exceptionnelle annoncée par les propriétaires.

De quand date l’hôtel Lohéac ?

Les parties les plus anciennes relevées datent du XVIe–XIXe siècles. 1er quart 16e siècle ; 3e quart 18e siècle.

L’hôtel Lohéac est-il protégé ?

Non. La demeure n’est ni inscrite ni classée au titre des monuments historiques d’après les bases consultées ; elle figure à l’Inventaire du patrimoine, qui n’emporte aucune contrainte.

À quelle distance de la mer se trouve l’hôtel Lohéac ?

À 8,5 km du rivage à vol d’oiseau. La gare de Quimper est à 43,0 km et l’aéroport de Quimper-Cornouaille à 47,8 km.

Propriété privée pour la plupart des demeures : elles ne se visitent pas, sauf mention contraire. Aucune adresse n’est publiée.

La valeur d’une demeure ne se calcule pas en ligne.

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Sources : Inventaire général du patrimoine culturel ; Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne, Région Bretagne, dossier IA29000510 (patrimoine.bzh), licence ouverte pour les données, textes reproduits sans modification ; distances calculées à partir des limites communales IGN (Admin Express, licence ouverte). Photographies : Wikimedia Commons, selon la licence indiquée en légende. Vues aériennes : IGN, licence ouverte. Marché : valeurs foncières DGFiP, données agrégées. Cartes anciennes et cadastre : IGN, BnF, DGFiP, licence ouverte. Faits complémentaires : sites cités, consultés le 3 novembre 2026. Aucune donnée sur les propriétaires actuels.