Maisons de caractère, Quimperlé
Maison dite des Archers
Maison dite "des Archers"(Quimperlé)
- Commune
- Quimperlé
- Type
- Maisons de caractère
- Époque
- XVIe–XVIIIe siècles
- Protection
- Classé monument historique en 1972
- Statut
- Propriété de la commune
- Matériaux
- granite, moyen appareil, ciment, pierre, moellon, bois, pan de bois, ardoise
- Rivage
- 8,5 km
L’essentiel
Maison dite des Archers est une maison de caractère des XVIe–XVIIIe siècles à Quimperlé, classé monument historique en 1972. Matériaux relevés : granite, moyen appareil, ciment, pierre, moellon, bois, pan de bois, ardoise. Le domaine comprend cour. Propriété de la commune. À 8,5 km du rivage à vol d’oiseau, 43,0 km de la gare de Quimper et 47,8 km de l’aéroport de Quimper-Cornouaille. Étudié par l’Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne (Quimperlé ; Inventaire de l'architecture urbaine en pan de bois en Bretagne, 2003,).
Le volume général, le plan allongé, la tour d´escalier hors oeuvre située à l´arrière, la superposition de salles et de chambres associées à des garde-robes et des latrines rappellent les caractéristiques architecturales de certains manoirs ruraux de l´époque. Malgré le percement d´ouvertures peu conforme à l´état d´origine de l´élévation en pan de bois, la disparition des cloisons intérieures ou encore des modifications secondaires, ce grand hôtel particulier du 16e siècle compte parmi les témoins majeurs de l´habitat urbain en Finistère.
Histoire
Ce grand logis a été érigé dans la première moitié du 16e siècle, à l´exception du corps de bâtiment nord-ouest a été greffé au 17e siècle sur la tourelle d´escalier. A cette période remontent également certains aménagements intérieurs (modifications de cheminées) ; les Gourhael, notaires, sont alors propriétaires. La date de 1738 est gravée sur le linteau d´une fenêtre du corps de bâtiment nord-ouest ; à cette époque semblent remonter le percement (ou l´agrandissement) de certaines baies et la mise en place de lambris (disparus). Le corps de bâtiment sud, à un étage, est peut-être antérieur au 18e siècle comme semblent l´indiquer la porte de communication avec la salle du corps de logis principal et la cheminée de l´étage, à moins qu´il ne s´agisse d´un remploi. Les cloisons en bois qui séparaient, à l´origine, salles et chambres, ont disparu à une époque inconnue. Assurée par des bénévoles, une campagne de restauration s´achève en 1975 et le bâtiment, classé depuis 1972, sert de syndicat d´initiative. Des photos anciennes montrent, pour la façade en pan de bois, des percements d´ouvertures différents. Utilisé actuellement comme lieu d´exposition, l'édifice présente des faiblesses de conservation, notamment au niveau des parois en pan de bois, remaniés lors de la campagne de restauration des années 1970. L'appellation, récente, n´a pas de rapport avec les archers, agents de police sous l´Ancien Régime, mais fait référence aux flèches, symboles du martyre de saint Sébastien dont une chapelle (disparue), dédiée à ce saint, existait à proximité et dont la rue portait le nom jusqu´à la deuxième moitié du 19e siècle.[Christel Douard, Catherine Toscer, Inventaire topographique, 2001]En 2021, une étude dendrochronologique indique un abattage des arbres homogène à l'automne-hiver 1504-1505 (façade en pan de bois, planchers des deux étages, plancher et charpente de combles).[Fanny Gosselin, Inventaire thématique "Architectures urbaines en pan de bois en Bretagne", 2023]
Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29000526, enquête 2001, rédaction 2003,, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.
Repères chronologiques
Dates citées dans l’historique, dans l’ordre.
- 1738La date de 1738 est gravée sur le linteau d´une fenêtre du corps de bâtiment nord-ouest ; à cette époque semblent remonter le percement (ou l´agrandissement) de certaines baies et la mise en place de lambris (disparus).
- 1970Utilisé actuellement comme lieu d´exposition, l'édifice présente des faiblesses de conservation, notamment au niveau des parois en pan de bois, remaniés lors de la campagne de restauration des années 1970.
- 1975Assurée par des bénévoles, une campagne de restauration s´achève en 1975 et le bâtiment, classé depuis 1972, sert de syndicat d´initiative.
Architecture
Le logis principal à deux étages carrés et pignons découverts est coiffé d´un toit à longs pans, lui-même lié par une noue au toit de la tour, à longs pans. Les corps de bâtiments nord-ouest et sud, à un étage, sont respectivement couverts d´un toit à un pan et d´une croupe. L´ensemble est construit en moellon couvert d'enduit, à l´exception de l´élévation sur rue, en pierre de taille ou moellon de granite pour le rez-de-chaussée et en pan de bois pour les étages en encorbellement peu prononcé. Pan de bois avec décharges en chevron et en croix de Saint-André, hourdis en ciment enduit. Sablières de plancher moulurées. Sablière de toit à coyaux.[Christel Douard, Catherine Toscer, Inventaire topographique, 2001]Ce bâtiment imposant présente une façade sur rue à deux niveaux et ressaut sur la rue en partie nord. Entièrement maçonné, le rez-de-chaussée comporte une porte d'entrée centrale ornée d'une accolade moulurée. De part et d'autre s'ouvrent deux baies qui surmontent des soupiraux dont l'un est sculpté d'une accolade. L'encorbellement sur solives s'agrémente d'entretoises chanfreinées avec congés. Des écharpes assurent le contreventement au premier étage, des chevrons au second. De simples potelets forment l'allège des baies. Celles-ci sont groupées et surmontées d'impostes, sauf dans la partie en ressaut sur la rue où il n'y a qu'une seule ouverture par étage. On note des vestiges de moulures sur les potelets. Le plan intérieur se divise en deux dans la largeur et non la profondeur, chaque niveau et pièce étant desservi par un escalier à vis en pierre maçonné dans le mur ouest. Des pièces annexes prennent place dans la partie en ressaut sur la rue. [Fanny Gosselin, Inventaire thématique "Architectures urbaines en pan de bois en Bretagne", 2023]
Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29000526, enquête 2001, rédaction 2003,, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.
Le domaine
Ce que relève l’Inventaire du patrimoine.
- Dénomination
- maison
- Appellations
- Maison des archers
- Parties constituantes
- cour
- Destinations successives
- musée
- Typologie
- hôtel particulier en front de parcelle. Cour fermée. Plan allongé. Entrée centrée. A double orientation. Tour d'escalier postérieure. Encorbellement sur solives
- Datation détaillée
- 1er quart 16e siècle
Protection
Classé monument historique en 1972.
Le classement soumet toute modification des parties protégées à autorisation et au contrôle scientifique et technique de l’État ; la vente de l’immeuble doit être notifiée à l’administration et l’acquéreur informé. Les travaux de restauration peuvent être subventionnés et bénéficient d’un régime fiscal particulier.
Vendre une demeure inscrite ou classée : ce qu’il faut savoir
Vu du ciel
Le même lieu, même cadrage : photographies aériennes des années 1950 et vue actuelle. Le cadrage est centré sur l’emprise relevée par l’Inventaire ou sur la localisation de la notice.


Pour aller plus loin
Références et notices officielles.
- Dossier d’Inventaire IA29000526, Région Bretagne
- A.D. Finistère, 3 P 292. Quimperlé cadastre de 1824, section F.
- Charenton-le-Pont : Flohic Editions, 1998 (Collection Le Patrimoine des Communes de France), p. 1350-1351
- INVENTAIRE GENERAL DES MONUMENTS ET DES RICHESSES ARTISTIQUES DE LA FRANCE. Région Bretagne. Quimperlé et son canton. Finistère. Collection Images du Patrimoine n° 217, Rennes, 2002.
Le marché de la commune
Chiffres agrégés de la commune. Ti Kaer ne rapproche jamais une demeure nommée d’un prix de vente.
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Peut-on visiter la maison dite des Archers ?
Le statut relevé n’est pas celui d’une propriété privée ; renseignez-vous auprès de la commune ou de l’établissement qui l’occupe avant tout déplacement.
De quand date la maison dite des Archers ?
Les parties les plus anciennes relevées datent du XVIe–XVIIIe siècles. 1er quart 16e siècle.
La maison dite des Archers est-elle protégée ?
Classé monument historique en 1972. Les travaux sur les parties protégées sont soumis à l’accord de l’architecte des Bâtiments de France.
À quelle distance de la mer se trouve la maison dite des Archers ?
À 8,5 km du rivage à vol d’oiseau. La gare de Quimper est à 43,0 km et l’aéroport de Quimper-Cornouaille à 47,8 km.
Propriété privée pour la plupart des demeures : elles ne se visitent pas, sauf mention contraire. Aucune adresse n’est publiée.
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Rejoindre le carnet d’acquéreursSources : Inventaire général du patrimoine culturel ; Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne, Région Bretagne, dossier IA29000526 (patrimoine.bzh), licence ouverte pour les données, textes reproduits sans modification ; distances calculées à partir des limites communales IGN (Admin Express, licence ouverte). Photographies : Wikimedia Commons, selon la licence indiquée en légende. Vues aériennes : IGN, licence ouverte. Marché : valeurs foncières DGFiP, données agrégées. Aucune donnée sur les propriétaires.


