TI KAER

Maisons de caractère, Quimperlé

Maison, place Saint Michel

Maison(Quimperlé)

Commune
Quimperlé
Type
Maisons de caractère
Époque
XIVe–XVIIe siècles
Protection
Inscrit monument historique en 1928
Statut
Propriété privée
Matériaux
granite, moellon, schiste, moellon, bois, pan de bois, ardoise
Rivage
8,2 km

L’essentiel

Maison, place Saint Michel est une maison de caractère des XIVe–XVIIe siècles à Quimperlé, inscrit monument historique en 1928. Matériaux relevés : granite, moellon, schiste, moellon, bois, pan de bois, ardoise. Propriété privée. À 8,2 km du rivage à vol d’oiseau, 42,9 km de la gare de Quimper et 47,6 km de l’aéroport de Quimper-Cornouaille. Étudié par l’Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne (Quimperlé ; Inventaire de l'architecture urbaine en pan de bois en Bretagne, 2003,).

Il s´agit de l´unique maison en pan de bois conservée sur cette place qui en comptait un nombre important jusqu´au début du 20e siècle. Sa structure, bien que fragilisée, demeure globalement intacte.

Histoire

Située dans la partie haute de la ville, laquelle était ceinte d'un mur mis en évidence par un diagnostic archéologique (INRAP, 2023 - en annexes), cette maison donne sur l'ancienne place aux porcs, dénomination encore en vigueur sur le cadastre de 1824. L'analyse dendrochronologique identifie trois périodes d'abattage des arbres dont la première correspond à la construction initiale du bâtiment entre 1394 et 1409. La maison dispose alors d'un rez-de-chaussée commercial, d'un étage chauffé avec une partie directement sous charpente et d'une chambre suspendue dans les combles. La façade arrière présente quant à elle une mise en œuvre au printemps 1579. Enfin, un remaniement est identifié à l'automne-hiver 1669-1670 notamment au niveau de la trémie de la cheminée du rez-de-chaussée.

Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29000534, enquête 2001, rédaction 2003,, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.

Repères chronologiques

Dates citées dans l’historique, dans l’ordre.

  1. 1394L'analyse dendrochronologique identifie trois périodes d'abattage des arbres dont la première correspond à la construction initiale du bâtiment entre 1394 et 1409.
  2. 1579La façade arrière présente quant à elle une mise en œuvre au printemps 1579.
  3. 1669Enfin, un remaniement est identifié à l'automne-hiver 1669-1670 notamment au niveau de la trémie de la cheminée du rez-de-chaussée.
  4. 2023Située dans la partie haute de la ville, laquelle était ceinte d'un mur mis en évidence par un diagnostic archéologique (INRAP, 2023 - en annexes), cette maison donne sur l'ancienne place aux porcs, dénomination encore en vigueur sur le cadastre de 1824.

Architecture

Maison mixte en maçonnerie de schiste et granite et pan de bois dont le pignon principal ouvre sur la place. D'environ 5,80 m de large pour 10,80 m de long, elle comporte deux niveaux et un comble (pas de cave). Une moulure orne la partie haute de la sablière du rez-de-chaussée ; soutenue par des poteaux, celle-ci reçoit les solives qui forment un encorbellement profond d'environ 1 m. A l'est, un aisselier renforce la liaison poteau-solive. Un second aisselier relie le poteau central à une sablière déportée et moulurée. A l'ouest, le dévers de l'encorbellement est compensé a posteriori par un massif de moellons qui englobe un troisième aisselier. Les étals, remaçonnés, incorporent les poteaux du rez-de-chaussée, ce qui ne correspond pas aux dispositions d'origine.Le pan de bois de la façade principale, occulté par un essentage d'ardoises, révèle de l'intérieur un plan en grille recoupé par une pièce horizontale filante qui sert d'appui pour les deux petites baies du premier niveau. Des mortaises veuves dans la sablière de chambrée indiquent la disparition de poteaux. Sur ceux d'origine encore en place, on observe des rainures de chaque côté et sur toute la hauteur (vestiges de volets coulissants ?), des arêtes chanfreinées ainsi que des fragments de torchis. A l'intérieur, le rez-de-chaussée comporte un vaisselier et deux niches dans le gouttereau est ainsi qu'un placard, une petite baie et une cheminée du 16e-17e siècle dans le mur ouest, dont le conduit maçonné forme une très haute souche en extérieur afin de dépasser le faîtage. L'accès à l'étage se trouvait initialement dans le coin sud-est ; le noyau en chêne d'une section de 14 cm de l'ancien escalier ainsi qu'une marche sont encore identifiables. Cette maison présente une disposition originale : en effet, le premier étage est une pièce non plafonnée dans sa partie arrière et chauffée par une cheminée incorporée au gouttereau est. Les trois fermes qui composent la charpente sont de type "armoricaines", caractérisées par des liens courbes reliant entraits, arbalétriers et poinçons. Le décor de chanfreins et moulures sur les poinçons ajoute à l'esthétique de cette partie architecturale rendue visible. Côté place, l'espace compris entre les deux fermes est pourvu d'un plancher, formant ainsi une "chambre suspendue" qui était probablement accessible via une échelle de type meunier. Une organisation interne comparable est identifiée au 17 rue Saint-Aignan à Angers (Biguet O., Letellier-D'Espinonse D., 2013). Contemporaine du 15 place Saint-Michel, cette maison du quartier ecclésiastique, datée par dendrochronologie de l'automne-hiver 1399-1400, présente un rez-de-chaussée non chauffé et largement ouvert sur la rue, un étage soigné avec cheminée et un comble lui aussi chauffé dont la partie postérieure est planchéiée entre deux entraits et pourvue d'une cloison en pan de bois d'origine. S'ils ne semblent pas avoir remis en cause le système de salle sous charpente et pièce suspendue, des remaniements d'importance ont été opérés au 16e siècle au rez-de-chaussée afin de le chauffer, et en façade arrière dotée d'un pan de bois daté par dendrochronologie de 1579. Mitoyenne, cette façade se compose dans sa partie visible de poteaux verticaux recouverts par l'extérieur d'un voligeage. La réalisation d'un diagnostic sanitaire en 2022 dans le cadre d'un appel à projet de la Région Bretagne permet d'identifier les désordres en cours et propose une lecture architecturale illustrée par différents plans et coupes du bâtiment. Il est consultable en annexes.

Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29000534, enquête 2001, rédaction 2003,, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.

Le domaine

Ce que relève l’Inventaire du patrimoine.

Dénomination
maison
Datation détaillée
4e quart 14e siècle ; 1er quart 15e siècle

Protection

Inscrit monument historique en 1928.

L’inscription soumet les travaux sur les parties protégées à une déclaration préalable et à l’avis de l’architecte des Bâtiments de France ; les abords, dans un rayon de 500 mètres ou selon un périmètre délimité, sont également encadrés. En contrepartie, les travaux de restauration peuvent être subventionnés et bénéficient d’un régime fiscal particulier.

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Vu du ciel

Le même lieu, même cadrage : photographies aériennes des années 1950 et vue actuelle. Le cadrage est centré sur l’emprise relevée par l’Inventaire ou sur la localisation de la notice.

Vue aérienne, années 1950 : Maison, place Saint Michel
IGN, photographies aériennes 1950–1965, licence ouverte
Vue aérienne actuelle : Maison, place Saint Michel
IGN, BD ORTHO, licence ouverte

Pour aller plus loin

Références et notices officielles.

  • Dossier d’Inventaire IA29000534, Région Bretagne
  • A.D. Finistère, 3 P 292. Quimperlé cadastre de 1824, section F.
  • BIGUET Olivier, LETELLIER-D'ESPINONSE Dominique - "Les maisons en pan de bois d'Angers. L'apport de la dendrochronologie et des sources documentaires.", in ALIX Clément, EPAUD Frédéric (dir.), La construction en pan de bois, 2013.
  • Diagnostic sanitaire réalisé par Vivek Pandhi (2022)
  • INRAP, 2023

Le marché de la commune

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190 000 €prix médian d’une maison à Quimperlé
650ventes de maisons, 2021–2025
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Questions

Peut-on visiter Maison, place Saint Michel ?

Non : c’est une propriété privée, qui ne se visite pas sauf ouverture exceptionnelle annoncée par les propriétaires.

De quand date Maison, place Saint Michel ?

Les parties les plus anciennes relevées datent du XIVe–XVIIe siècles. 4e quart 14e siècle ; 1er quart 15e siècle.

Maison, place Saint Michel est-il protégé ?

Inscrit monument historique en 1928. Les travaux sur les parties protégées sont soumis à l’accord de l’architecte des Bâtiments de France.

À quelle distance de la mer se trouve Maison, place Saint Michel ?

À 8,2 km du rivage à vol d’oiseau. La gare de Quimper est à 42,9 km et l’aéroport de Quimper-Cornouaille à 47,6 km.

Propriété privée pour la plupart des demeures : elles ne se visitent pas, sauf mention contraire. Aucune adresse n’est publiée.

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Sources : Inventaire général du patrimoine culturel ; Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne, Région Bretagne, dossier IA29000534 (patrimoine.bzh), licence ouverte pour les données, textes reproduits sans modification ; distances calculées à partir des limites communales IGN (Admin Express, licence ouverte). Photographies : Wikimedia Commons, selon la licence indiquée en légende. Vues aériennes : IGN, licence ouverte. Marché : valeurs foncières DGFiP, données agrégées. Aucune donnée sur les propriétaires.