TI KAER

Manoirs, Quimperlé

Manoir de Québlen

Manoir, Québlen (Quimperlé)

Commune
Quimperlé
Type
Manoirs
Époque
XVe–XXe siècles
Protection
Non protégée
Architecte, auteur
Bennerven Jean?(commanditaire) ; Québlen Françoise de ?(commanditaire) ; Le Roy de Keralno Jean ?(commanditaire) ; Bréart de Boisanger Pierre ?(commanditaire)
Statut juridique (Inventaire)
Propriété privée
Matériaux
schiste, granite, ciment, moellon, ardoise
Rivage
6,5 km

L’essentiel

Manoir de Québlen est un manoir des XVe–XXe siècles à Quimperlé. Matériaux relevés : schiste, granite, ciment, moellon, ardoise. Le domaine comprend jardin, communs, colombier. Propriété privée. À 6,5 km du rivage à vol d’oiseau, 43,8 km de la gare de Quimper et 48,4 km de l’aéroport de Quimper-Cornouaille. Étudié par l’Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne (Quimperlé, 2003).

Ni la longue façade plusieurs fois remaniée, ni les aménagements intérieurs (distributions, lambris), ni le rajout de bâtiments annexes ne dissimulent la structure de l´ancien manoir : le plan en équerre, la tour d´escalier polygonale surmontée d´une pièce à feu, l´aile en retour à trois niveaux desservie par une vis en granite sont en place. Contemporaine du logis avec lequel elle partage le même type de cheminées, la métairie est l´un des rares bâtiments authentiques de ce type conservés en Bretagne. A la fois résidence du métayer et bâtiment à usage agricole, elle était à l´origine couverte de chaume. L´unique pièce d´habitation avec cheminée monumentale et fenêtre à coussiège est située au rez-de-chaussée, à droite. Un petit escalier en vis dans oeuvre se signale, à l´extérieur, par de petites ouvertures superposées. Les vastes volumes de l´étage et des combles aux pignons percés de baies chanfreinées destinées à l´aération servaient de greniers. L´association manoir/métairie, si fréquente dans la Bretagne rurale des XVe et XVIe siècles, ainsi qu´un traitement architectural presque identique pour l´un et l´autre bâtiment, rappellent que l´exploitation de la terre et la résidence seigneuriale étaient intimement liées.

Histoire

Maison seigneuriale de l´ancienne paroisse de Lothéa, Québlen s´élève non loin d´un méandre de la Laïta, à l´ouest d´un ancien site fortifié (Coz Castel sur le cadastre de 1825). Françoise de Québlen et Jean de Bennerven (mort en 1484), membre de l´administration ducale puis procureur de Cornouaille, sont peut-être à l´origine du début du chantier du logis et des communs. Le colombier semble dater du 16e siècle. Une cheminée du logis porte la date de 1637, période qui pourrait correspondre à certaines transformations faites pour Jean Le Roy de Keralno, originaire de Guérande, sergent de la gruerie de Quimperlé et alors propriétaire de Québlen. En 1697, Charles Bréart, négociant, armateur puis directeur de la Compagnie des Indes à Lorient, anobli en 1701, acquiert le domaine. Le cadran solaire placé au-dessus de la porte d'entrée du logis porte la date de 1707. C´est peut-être Pierre Bréart de Boisanger, fils du précédent, sénéchal de Hennebont, qui fait agrandir le logis, remanier les ouvertures et les charpentes ainsi que les distributions intérieures vers 1740 (cloisons, lambris avec vestiges de décor peint), tout en conservant le volume de l´ancien manoir, notamment l´aile en retour et la tour d´escalier. La façade sur cour et l´intérieur du logis ont, de nouveau, été agrandis ou remaniés vers 1900, notamment dans la la partie nord-ouest. Le jardin en terrasse à l´est a été aménagé au 19e siècle.

Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29000557, enquête 2001, rédaction 2003, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.

Repères chronologiques

Dates relevées dans l’historique officiel et dans les sources citées, dans l’ordre.

  1. 1484Françoise de Québlen et Jean de Bennerven (mort en 1484), membre de l´administration ducale puis procureur de Cornouaille, sont peut-être à l´origine du début du chantier du logis et des communs.
  2. 1637Une cheminée du logis porte la date de 1637, période qui pourrait correspondre à certaines transformations faites pour Jean Le Roy de Keralno, originaire de Guérande, sergent de la gruerie de Quimperlé et alors propriétaire de Québlen.
  3. 1697En 1697, Charles Bréart, négociant, armateur puis directeur de la Compagnie des Indes à Lorient, anobli en 1701, acquiert le domaine.
  4. 1707Le cadran solaire placé au-dessus de la porte d'entrée du logis porte la date de 1707.
  5. 1740Vers 1740, Pierre Bréart de Boisanger agrandit le logis et remanie ouvertures, charpentes et distributions. (POP, ministère de la Culture)
  6. 1825Maison seigneuriale de l´ancienne paroisse de Lothéa, Québlen s´élève non loin d´un méandre de la Laïta, à l´ouest d´un ancien site fortifié (Coz Castel sur le cadastre de 1825).
  7. 1900La façade sur cour et l´intérieur du logis ont, de nouveau, été agrandis ou remaniés vers 1900, notamment dans la la partie nord-ouest.

Architecture

Le logis à un étage est couvert d´un toit à croupe, à l´exception de la tour d´escalier octogonale, coiffée d´un toit polygonal et de l'aile de retour, avec toit à longs pans et pignon découvert. Le colombier, à l´origine couvert d´une voûte en pierre avec ouverture zénithale, a été tardivement couvert d´un toit conique. Les communs (ancienne métairie noble), à pignons découverts, étaient probablement couverts de chaume. L'aile en retour du logis comporte trois niveaux occupés respectivement par un cellier (ou cave) et deux chambres superposées dont celle de l'étage conserve une fenêtre avec meneau et traverse. La souche de cheminée de la chambre haute de la tour d'escalier a été supprimée. L'encadrement des ouvertures de l'aile principale est en ciment.

Texte de l’Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne (Région Bretagne), dossier IA29000557, enquête 2001, rédaction 2003, reproduit sans modification ; consulté sur patrimoine.bzh le 3 novembre 2026.

Le domaine

Ce que relève l’Inventaire du patrimoine.

Dénomination
manoir
Parties constituantes
jardin, communs, colombier
Typologie
manoir à cour ouverte. Plan en équerre. Tour d´escalier antérieure. Tour d´escalier dans l´angle. Tour d´escalier à pièce haute
Datation détaillée
2e moitié 15e siècle ; 16e siècle

Vu du ciel

Le même lieu, même cadrage : photographies aériennes des années 1950 et vue actuelle. Le cadrage est centré sur l’emprise relevée par l’Inventaire ou sur la localisation de la notice.

Vue aérienne, années 1950 : Manoir de Québlen
IGN, photographies aériennes 1950–1965, licence ouverte
Vue aérienne actuelle : Manoir de Québlen
IGN, BD ORTHO, licence ouverte

Le lieu à travers les cartes

Trois siècles de cartographie, même centrage : le repère rouge indique l’emplacement relevé par la notice. Les noms de lieux, chemins et boisements anciens se lisent sur les cartes de Cassini et d’état-major.

Carte de Cassini, vers 1780 : Manoir de Québlen
Carte de Cassini, vers 1780. BnF / IGN, licence ouverte.
Carte d’état-major, 1820–1866 : Manoir de Québlen
Carte d’état-major, 1820–1866. IGN, licence ouverte.
Carte au 1:50 000, vers 1950 : Manoir de Québlen
Carte au 1:50 000, vers 1950. IGN, SCAN 50 historique, licence ouverte.
Parcellaire cadastral sur vue aérienne actuelle : Manoir de Québlen
Parcellaire cadastral sur vue aérienne actuelle. IGN / DGFiP, Parcellaire Express et BD ORTHO, licence ouverte.

Pour aller plus loin

Références et notices officielles.

  • Dossier d’Inventaire IA29000557, Région Bretagne
  • A.N. Finistère, N IV. Plan géométrique de la forêt royale de Carnoët, par Jean-Baptiste Robert, géomètre, 1731.
  • A.D. Finistère, 3 P 292. Cadastre de 1824, section C1 dite de Québlen.
  • A.D. Finistère, 34 J 145. Fonds Le Guennec, cahier 10. Vers 1930.
  • Prestige d´une cité bretonne. Quimperlé. Les rues du Château et du Gorréquer. Ouvrage collectif : Société d´histoire du pays de Kemperlé, Bannalec, 1990, p. 200-202
  • CALVEZ, Nathalie. Les manoirs dans la châtellenie de Quimperlé, d´une réformation à l´autre (1426-1536). Mém. D.E.A. : Hist. : Brest, Université de Bretagne occidentale, centre de Recherches Bretonnes et Celtiques : 1991 [inédit ; dactylographié].
  • Charenton-le-Pont : Flohic Editions, 1998 (Collection Le Patrimoine des Communes de France), p. 1353

Autour de la demeure

Ventes de maisons 2021–2025 dans un rayon autour du point de la notice (valeurs foncières DGFiP, maisons seules, surface connue). Ces chiffres décrivent le voisinage, jamais la demeure elle-même.

VentesPrix médian€/m² médianSurface médiane
À moins de 1 km22185 000 €1 695 €113 m²
À moins de 3 km565193 000 €2 051 €97 m²

Le marché de la commune

Chiffres agrégés de la commune. Ti Kaer ne rapproche jamais une demeure nommée d’un prix de vente.

Toutes les ventes à Quimperlé

190 000 €prix médian d’une maison à Quimperlé
650ventes de maisons, 2021–2025
12ventes à 500 000 € et plus

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Questions

Peut-on visiter le manoir de Québlen ?

Non : c’est une propriété privée, qui ne se visite pas sauf ouverture exceptionnelle annoncée par les propriétaires.

De quand date le manoir de Québlen ?

Les parties les plus anciennes relevées datent du XVe–XXe siècles. 2e moitié 15e siècle ; 16e siècle.

Le manoir de Québlen est-il protégé ?

Non. La demeure n’est ni inscrite ni classée au titre des monuments historiques d’après les bases consultées ; elle figure à l’Inventaire du patrimoine, qui n’emporte aucune contrainte.

À quelle distance de la mer se trouve le manoir de Québlen ?

À 6,5 km du rivage à vol d’oiseau. La gare de Quimper est à 43,8 km et l’aéroport de Quimper-Cornouaille à 48,4 km.

Propriété privée pour la plupart des demeures : elles ne se visitent pas, sauf mention contraire. Aucune adresse n’est publiée.

La valeur d’une demeure ne se calcule pas en ligne.

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Sources : Inventaire général du patrimoine culturel ; Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne, Région Bretagne, dossier IA29000557 (patrimoine.bzh), licence ouverte pour les données, textes reproduits sans modification ; distances calculées à partir des limites communales IGN (Admin Express, licence ouverte). Photographies : Wikimedia Commons, selon la licence indiquée en légende. Vues aériennes : IGN, licence ouverte. Marché : valeurs foncières DGFiP, données agrégées. Cartes anciennes et cadastre : IGN, BnF, DGFiP, licence ouverte. Faits complémentaires : sites cités, consultés le 3 novembre 2026. Aucune donnée sur les propriétaires actuels.